*En famille*

Une énorme crise d’asthme – jour 1

Vous savez déjà que Monsieur Bébé est sujet aux bronchiolites depuis sa naissance du fait qu’il souffre d’asthme du nourrisson. Je n’en avais pas vraiment mesuré la gravité.. Jusqu’à samedi dernier.

Vendredi 13h30 :
Je récupère Monsieur Bébé à la crèche. Je dois bosser tard, Monsieur Papa aussi, donc je le confie à sa grand mère pour l’apres midi. Vu qu’il commençait à être un peu enrhumé depuis la veille, je pensais que c’était une bonne chose qu’il se repose tranquilou à la maison.
En rentrant le soir, son père – rentré avant moi – m’explique que Monsieur Bébé est fort ronchon et qu’il a du mal à s’endormir.
Effectivement, la nuit fut compliquée – en tout cas pour Monsieur Papa qui s’est levé plusieurs fois pour rendormir son fiston.

Samedi 5h45 :
Notre Monsieur Bébé qui se réveille aussi tôt, en pleurant qui plus est, c’est assez inhabituel. Je pensais réussir à le rendormir. Que nenni. J’ai du me lever à l’aube. Le sentant en début de crise d’asthme (on les voit arriver de loin maintenant, on est rodé), je lui donne une dose de celestene et 2 fois 2 bouffées de ventoline – comme conseillé par le médecin en cas de crise.
Vers 9h, après une sieste écourtée par des quintes de toux, je décide d’appeler mon médecin. Sa remplaçante du samedi me propose de venir dans la foulée. Monsieur Papa et moi sommes un chouia inquiets puisque d’habitude le celestene vient à bout des crises d’asthme, alors que là on la sent s’installer.
Bien entendu, le médecin confirme la crise d’asthme, nous dit de redonner un peu de celestene + ventoline et… c’est tout. Bon.
On rentre à la maison avec l’espoir qu’une dose de celestene supplémentaire fera son œuvre.
Vers 11h30 je tente de donner à manger à Monsieur Bébé, mais il refuse tout en bloc. Il se frotte les yeux donc je vais le recoucher. Et rebelotte, au bout d’une petite demie heure, grosses quintes de toux et vas y que ça siffle quand il respire, ce qui accentue un peu le stress.
De là on décide d’aller aux urgences pédiatriques (j’aurais du écouter Monsieur Papa qui voulait y aller direct plutôt que chez le doc).

15h : arrivée aux urgences pédiatriques. A peine arrivés, je fais le topo à l’infirmière d’accueil, elle me demande de le déshabiller un peu, elle l’observe quelques secondes et là elle nous dit « venez on l’emmène ». Gloups. Alors que d’habitude on a le temps de faire les papiers d’admission et de patienter un peu dans la salle d’attente.
A peine les constantes prises, il est mis sous oxygène. 1ers verdicts : taux d’oxygène faible et signes de lutte respiratoire ++++
À partir de ce moment là c’est la valse des aérosols de ventoline qui commence. Et l’enfer commence.
Je vois mon petit bonhomme s’enfoncer peu à peu. Il paraît épuisé et à bout de force. Ses yeux brillants et hagards, le visage mangé par ce grand masque qui sert à faire les aérosols. Il nous regarde sans comprendre ce qui lui arrive, sans comprendre pourquoi respirer est devenu si compliqué pour lui. Ses côtes se creusent, ses narines palpitent et ses épaules se soulèvent de façon impressionnante à chaque inspiration. On a l’impression qu’il cherche à trouver un peu d’air au plus profond de lui même. Je souffre avec lui, je n’ai pas de mot pour décrire ce que je ressens devant la douleur de mon Bébé.

Une infirmière nous demande de signer une autorisation de soin. Ce qui indique l’hospitalisation inévitable.
Et l’épreuve continue. On l’emmène passer une radio des poumons.
Ensuite l’infirmière lui fait une prise de sang, puis elle lui pose une perfusion, pour l’hydrater puisqu’il ne boit presque rien. Toutes ces étapes sont obligatoires nous précise t on. Parce qu’il ne faut rien laisser au hasard et envisager toutes les possibilités de provenances de cette crise d’asthme carabinée.

Plusieurs longues heures après, on nous emmène dans une chambre au service des soins continus. Monsieur Bébé doit recevoir un aérosol de ventoline toutes les heures et bénéficier d’une surveillance accrue. La nuit promet d’être longue. Monsieur Papa soit partir, puisque seulement un adulte peut dormir près de l’enfant. Et il est évident que je ne peux pas m’éloigner de lui.
Et la descente aux enfers continue. Mon trésor ne parvient à s’assoupir que quelques minutes d’affilées. Il subit les aérosols toutes les heures. Je ne dors pas, je veille à ses côtés, je le touche et le rassure, pour lui montrer que je suis près de lui.
Et le summum est atteint lorsqu’à 4h du matin, l’infirmière de nuit m’annonce qu’elle doit lui poser une nouvelle perfusion, car celle qu’il a ne passe plus.
Elle me propose de lui appliquer de la crème anesthésiante et de lui poser la perf 2h après. J’accepte, afin que mon petit bonhomme ne souffre pas trop et puisse rester assoupi un peu plus longtemps.

6h : l’infirmière et l’auxiliaire de puériculture reviennent poser la perf. Mais Monsieur Bébé ne l’entend pas de cette oreille. Il se débat du mieux qu’il peut en hurlant. Sûrement les pires moments de ma vie que ceux là. Maintenir mon petit bonhomme alors qu’il hurle et se débat car il ne veut pas qu’on lui fasse mal en pleine nuit !
Finalement elles réussissent à lui poser au bout d’un gros quart d’heure, non sans avoir appeler une de leurs collègues en renfort.
Je crois que je vais avoir du mal à oublier cette image.

bebe hopital

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