*En famille*

Une énorme crise d’asthme : jour 2

 

malade

Dimanche, 7h, Monsieur Bébé émerge d’une courte nuit où il n’a dormi que par intermittence – moi je n’ai dormi que 2h, sur le qui vive à chaque mouvement et trop inquiète pour écouter ma fatigue intense.

La journée démarre mal. Pas d’amélioration. Je trouve même que ça empire. Monsieur Bébé lutte pour essayer de respirer. On sent que toute son énergie est consacrée à ça.

8h : un abruti d’interne vient l’examiner. Je me permets de le gratifier ainsi parce que sa seule remarque en auscultant mon petit bonhomme qui galerait pour respirer c’est « à l’examen ça va mieux, on peut espacer les aérosols à toutes les 3h ». Nan mais allo quoi ! Allo !!
Heureusement que l’infirmière dans la foulée s’est vite rendue compte que NON ça n’allait pas mieux et qu’elle m’a envoyée une autre interne, qui elle a bien vu aussi que NON ça n’allait pas mieux, du tout même.
Le chef de service l’accompagnait et il m’a confirmé qu’il fallait tout de suite faire 3 aérosols d’affilée et ensuite continuer le rythme de toutes les heures. Et il lui a donné une dose de corticoïdes pour le soulager au plus vite.

11h : le chef de service revient et constate que Monsieur Bébé est toujours mal en point et de plus en plus épuisé. Il nous explique donc que s’il ne parvient pas à lui faire passer le cap avec les aérosols, il sera forcé de le mettre en réanimation et de le brancher à une machine pour l’aider à respirer. OK. C’est par où la sortie ???

Là on s’est mis à flipper de chez flipper. Le genre de flippe qui te faire perdre tout contrôle et te provoque une crise de nerfs incontrôlable.
Imperturbable, le chef de service continue à nous expliquer que c’est possible que tout cela arrive et qu’il préfère nous prévenir et nous y préparer. Et que vu l’état de notre petit bonhomme, cela risquait fort d’arriver (sic).

On a donc passé le reste de la journée à scruter le moindre signe d’amélioration, tant sur son visage, dans sa respiration que sur la machine qui affiche ses constantes.

Et le miracle est arrivé. Après plusieurs heures d’épuisement, de lutte avec lui même pour trouver la force de respirer du mieux qu’il peut et du fatalisme des médecins qui nous disent qu’ils le trouvent « de plus en plus mal », tout à coup Monsieur Bébé décide que non, il ne va pas si mal que ça. Et il donne un grand coup de pied au fond pour remonter.

Et petit à petit au fil de la journée, il affiche de moins en moins de signes de lutte respiratoire, il semble plus durablement apaisé après les aérosols, jusqu’au moment de bonheur suprême où il se remet à sourire.

24h sans sourire ni babiller. Et là tout à coup, il me gratifie d’un grand sourire et il tend son petit doigt vers son livre posé par terre en s’écriant « e co ? » – traduction : le coq ? C’est ainsi qu’il appelle son imagier sonore, qui contient le coq sont il est fan depuis plusieurs jours.
Et tout à coup Monsieur Papa et moi sentons nos cœurs qui se remettent à battre et le soulagement intense qui nous envahit. Il n’ira pas en réanimation, on en est sur. Il a décidé qu’il serait plus fort que ça.
Ce qui est marrant c’est qu’il a commencé à remonter doucement la pente après la « menace » du chef de service. Comme s’il avait compris et qu’il s’était dit que finalement la réa ça ne le tentait pas trop.

On a donc pu finir la journée tranquillement, entre sourires et babillages, toujours vigilants mais heureux et soulagés.
Sa marraine et sa « tatoune » sont passées le voir et malgré sa grande fatigue, elles ont eu droit à de franches tranches de rigolades.

Quand Monsieur Papa est rentré à la maison, Monsieur Bébé s’est endormi et j’ai pas attendu longtemps pour faire pareil. J’étais tellement naze (et rassurée) que j’ai raté la plupart des aérosols – espacées toutes les 2h à partir de là – que l’infirmière a gentiment faits. D’ailleurs Monsieur Bébé non plus ne s’est même pas réveillé. Je ne me suis levée que 2 ou 3 fois quand il a chouiné un peu dans son sommeil.

J’ai pu rattraper un peu de sommeil en retard. C’était nécessaire. Je revis.

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