*Engagements*

Mon job : galères et plaisir – une vocation !

Cette semaine a été plutôt rude niveau boulot. Et notamment niveau ressources humaines. Depuis que je suis passée responsable départementale, j’ai 2 salariées à encadrer (j’en avais déjà parler ici) et ce n’est pas toujours facile.

L’une d’elles est actuellement enceinte et elle est parti beaucoup plus tôt que prévu. Je sais que la grossesse n’est pas un moment particulièrement facile et qu’il peut y avoir des complications (ce qui n’est pas son cas heureusement, elle est surtout fatiguée).
Mais le problème c’est qu’elle a préféré partir sans prévenir, alors que j’aurais pu comprendre facilement qu’elle avait besoin de prendre du recul plus vite et anticiper la transition. Là je me retrouve prise au dépourvu et actuellement je gère son boulot (en plus du mien) en attendant de pouvoir trouver qqun pour la remplacer.
Parce que dans le milieu associatif les remplacements ne se font pas comme ça d’un claquement de doigts. Il faut qu’on trouve les financements et on dépend de certains critères bien précis.

Bref, la situation est un peu délicate et j’en fais les frais. Monsieur Bébé me voit peu en ce moment et je suis de plus en plus épuisée et stressée.

Vendredi on a atteint le summum avec un de nos jeunes volontaires (service civique, pour ceux qui veulent savoir de quoi il s’agit, jeter un oeil ici) de l’équipe qui a littéralement pété les plombs. Ce jeune cumule les galères familiales depuis des années et là il a atteint le point de non retour. Il a voulu se foutre en l’air. Heureusement ses colocataires l’ont pris en charge a temps et ont appelé le SAMU. Pas facile à gérer émotionnellement tout ça. Ça m’a foutu un sacré coup. Heureusement il a réalisé sa bêtise et a accepté une prise en charge psy.

Heureusement, pour bien terminer la semaine, on a organisé une grande après midi festive avec les enfants et les familles que nous accompagnons tout au long de l’année scolaire.
Pour la plupart, ce sont des familles des quartiers dits « prioritaires » où la précarité économique explose. Ces enfants là sortent peu de leur quartier et ne font pas énormément d’activités.

Hier on a donc organisé une journée « olympiades », qui leur a permis de passer un super moment dans le plus grand parc de Poitiers.
Au programme : courses en sac, chamboule tout, « sponge ball » (un paint ball avec des éponges, moins violent et super rigolo), tire à la corde, lancer de poids (avec des ballons remplis de farine), atelier musique avec des materiaux de recuperation, etc etc. On a essayé de faire des jeux qui sortait un peu de l’ordinaire et tout ça avec de la récup. Mes volontaires sont des mines d’or plein de chouettes idées !
On a aussi mis en place un stand maquillage. Fallait les voir tout fiers avec leurs maquillages de fée, de papillon ou de Spiderman !

Le sourire jusqu’aux oreilles des enfants a été le plus beau des remerciements. On sait que la plupart de ces gosses font peu d’activités parce que les parents n’ont pas les moyens de les inscrire au centre de loisirs et qu’ils ne prennent pas forcément le temps de faire tout ça avec eux.
On est donc content de savoir qu’on peut servir à quelque chose et leur permettre de passer un super moment et de rentrer chez eux épuisés, maquillés, avec de la peinture (qui part à l’eau je précise) sur les fringues, mais heureux et pressé de raconter tout ça à l’école lundi.

Et les parents sont ravis aussi. Plusieurs d’entre eux sont venus pour participer aux festivités avec leurs petits et ils ont apprécié la bouffée d’oxygène que fut cette journée. Cela leur a permis de sortir un peu du quotidien et du lot de galères qui va avec.
Une maman nous a même dit qu’elle était contente d’avoir découvert ce parc, car comme elle ne peut pas emmener ses enfants en vacances, elle va pouvoir les emmener là pour qu’ils profitent tout de même de l’été.

Je suis d’autant plus ravie de la journée que j’y ai emmené Monsieur Bébé qui s’est éclaté au milieu des enfants, des rires et des cris. Il s’est roulé dans l’herbe, a joué au ballon et a pris son goûter au soleil. Un vrai moment de bonheur.

Cette journée m’a permis de finir cette semaine de m****e en me remémorant pourquoi je fais ce boulot et de rentrer chez moi avec cette phrase qui clôture toujours une bonne journée :  j’aime mon job !

blossac

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