*En famille*

L’angoisse de la crise d’asthme..

Samedi, en rentrant de notre séjour en Dordogne, Monsieur Bébé n’était pas en grande forme. Un rhume commençait, il toussait de plus en plus et on sentait qu’il était un peu gêné pour bien respirer.
Et là l’angoisse a commencé. Ou plutôt elle est revenue. Encore.

L’angoisse de revivre ce que nous avons vécu il y a quelques semaines, lors de son hospitalisation durant 6 jours pour une bronchiolite carabinée et un asthme sévère (l’épreuve en détails ici).
Il était passé à un souffle (c’est le cas de le dire) de la réanimation.
Tu dois bien te douter qu’on a absolument AUCUNE envie de revivre ça.

Donc quand on est arrivé à la maison et que Monsieur Bébé toussait de plus en plus sec et qu’on le sentait à bout de souffle, on a vraiment commencé à stresser.
On lui a donné la dose de ventoline prescrite par le médecin en cas de crise puis on l’a couché et on a attendu de voir si la crise passait.
Il était 20h30.

Jusqu’à 22h on est monté toutes les 10 minutes pour le calmer et lui donner de l’eau.
Il était réveillé par les quintes de toux et ça le fatiguait. Il nous tendait ses petits bras pour avoir un câlin réconfortant.
Avec Monsieur Papa on s’est relayé à son chevet pour le rassurer.

Vers 21h30 on a décidé de lui redonner de la ventoline + une petite dose de celestene (même si c’est pas vraiment recommandé le soir puisque ça énerve. Mais je préfère mon Bébé un peu excité que de le voir étouffer..).
Il faut à peu près trois quart d’heure pour que ça fasse effet. On s’est dit que si au bout d’une heure la crise ne passait pas on filait aux urgences.
Les mots de notre médecin traitant me résonnaient dans les oreilles « avec ses antécédents ils faut être très prudent et consulter rapidement ».
Là j’ai commencé à avoir vraiment peur. Et à me sentir perdue et dépassée. Et coupable.

A 22h, Monsieur Papa est remonté pour la énième fois et l’a redescendu avec nous pour qu’on le câline et qu’on le calme du mieux qu’on pouvait. Être tout seul dans son lit ne devait pas l’aider à retrouver son calme contrairement à ce qu’on pensait.

A 22h30, au moment où on se disait qu’il fallait partir aux urgences, on a remarqué que Monsieur Bébé était plus calme. Il ne toussait presque plus.
On l’a alors remonté dans sa chambre (il n’aime pas s’endormir dans notre lit et préfère nettement être tranquilou dans le sien) et on a attendu près de lui qu’il s’endorme.

Quelques minutes après, il s’était endormi paisiblement. La crise était passée.

Je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer de soulagement, d’angoisse et de relâchement des tensions mêlés. Monsieur Papa n’était pas plus fier que moi.

Il s’est réveillé plusieurs fois dans la nuit. Il avait besoin d’être rassuré. Lui aussi a du avoir peur. Il n’avait pas eu de crise depuis son hospitalisation et cet épisode a du le marquer autant que nous.
Quand je le prenais dans mes bras pour le consoler et le rassurer, il se blottissait dans mon cou et se rendormait aussi sec. Monsieur Bébé a bien compris que cette sensation d’étouffement n’amène rien de bon..

Je sais que j’angoisserai à chaque nouvelle crise.
Et on sait qu’il y en aura d’autres.
Mais il faut que nous apprenions à garder notre calme pour ne pas l’angoisser lui.
Connaissant bien l’effet que fait une crise d’asthme, il est important de ne pas s’énerver et de rester au calme pour réussir à retrouver sa respiration.
Et si on panique, il le ressentira forcément. Et ne parviendra pas à se calmer.
Le traitement est efficace mais il doit être accompagné de calme et de sérénité.

Pour mon Bébé je dois donc garder mon sang froid. Et c’est loin d’être le plus facile.

Petit conseil (si je peux me permettre) : n’ayez jamais peur de consulter « pour rien » et ne vous interdisez pas d’aller aux urgences sous prétexte que « c’est déjà saturé donc pas besoin de gens qui viennent pour des mauvaises raisons ». Surtout quand votre tout petit semble gêné pour faire ce qui doit être le plus naturel possible : respirer.
N’attendez pas que ça passe tout seul. Il s’épuisera et ça n’en sera que pire.
Les équipes des urgences pédiatriques ne prennent pas ça à la légère croyez moi. Et ils ont toute ma reconnaissance…
Je ne veux simplement pas les revoir trop vite.

inhalateurl’instrument de torture : la chambre d’inhalation

 

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