*En famille*

Pensées nocturnes d’une maman devant son bébé endormi

Je suis là, assise sur la petite chaise blanche sur laquelle je m’assoie tous les soirs pour lire l’histoire, tout près de son lit. Je suis la assise à le regarder dormir.
Il est minuit. Il dort comme un ange depuis 4h déjà. Le visage niché dans son doudou (un lange en coton blanc), sur le côté, sa position préférée. Comme moi.

Je le regarde dormir. Il bouge un peu, il laisse échapper sa tute et sa petite bouche au dessin parfait tète dans le vide.
Ses petites mains sont détendues. Il dort comme un ange. Sans souci, sans crainte, sans peur du lendemain. En toute insouciance.

J’aimerai tellement que cette insouciance dure toujours.
Je le regarde dormir et je ne réalise pas. Je me le répète a voix basse comme pour m’en convaincre : c’est mon fils. C’est mon bébé.
Même après 14 mois j’ai encore parfois du mal a réaliser que j’ai « fabriqué » cette petite merveille. Ce petit être si parfait.

Il grandit naturellement. Comme il doit le faire. De lui meme il apprend a s’assoir, à se mettre debout, à marcher. Je ne lui garantis que l’équilibre et la sécurité physique et affective nécessaire. Et mon appui infaillible. Du moins j’ose l’espérer.
J’espère ne jamais faillir dans cette tâche. Je ferai sûrement des erreurs mais j’espère que jamais il ne cessera de se sentir en sécurité auprès de moi.

Alors que je l’observe, si paisible, un sourde angoisse m’envahit.
Et si je n’arrivais pas a l’accompagner dans sa construction ? Et si je ne parvenais pas a l’épauler quand il apprendra a lire, a écrire, quand il demandera à chaque minute « pourquoi ? », quand il découvrira la peine et la peur, quand il sera confronté a la douleur, quand il faudra lui expliquer la mort, l’amour, la tolérance ?

Je suis maman. Comme beaucoup de femme. Cela est presque banal. Mais comment savons nous que nous faisons bien ? Comment nous assurer que nous accompagnons nos petits trésors sur le chemin qui les mènera au bonheur ?

J’ai peur. Et a la fois je me sens incroyablement bien auprès de lui. Comme si j’avais trouvé ma place naturelle.
Je crois que j’ai réellement découvert la peur depuis que je suis maman. Tout comme j’ai vraiment découvert le bonheur.
Incroyable ambivalence qui m’habite depuis maintenant 14 mois.
Il fait partie de moi, il me complète, il m’effraie et me rassure, il me rend folle de bonheur et incroyablement nostalgique.

Mon petit prince, mon trésor. Tu grandiras et tu seras heureux. J’espère un peu grâce a moi.

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