*Engagements*

Quand les angoisses prennent le dessus…

Ce soir c’est la merde. Grosse crise d’angoisse.

Pardonne moi d’avance pour la teneur lourde et anxiogène de ce billet. Mais trop besoin d’extérioriser.
Si je blogue c’est aussi pour ça. Un exutoire. Je suis une jeune maman comblée mais bouffée par ses démons.

Donc oui je suis heureuse et je le crie haut et fort, mais souvent je suis terrassée par l’angoisse et l’anxiété. Sans raison réelle, juste la peur, l’appréhension du monde qui m’entoure et de moi même, la lassitude face à certains aspects de ma vie, etc…

On a sûrement chacune nos démons. Sinon nous ne serions pas blogueuses. Je le pense réellement. Bloguer nous rassure. On y dépeint nos joies et nos peines. Et parfois on enjolive la réalité, sans excès, comme pour se rassurer sur le bonheur qu’on affiche et auquel on croit.
Oui mais des fois le vernis craque. Ce soir c’est le cas pour moi.

Je suis sous anti dépresseurs depuis plusieurs mois. Je ne voulais pas mais je n’ai plus eu le choix. Il fallait agir et vite.
Mon baby blues s’est transformé en dépression post partum. Plutôt grave. Je suis passée près de l’hospitalisation. Mais j’ai eu peur qu’on me pense incapable de m’occuper de mon Bébé donc j’ai décider d’agir. D’y arriver. De reprendre pied.

Le médecin m’a proposé un traitement qui m’a vite soulagée. Mes émotions étaient de moins en moins à vif. Je les contrôlais mieux. Je voyais enfin le bon côté des choses et je ne trouvais plus ma vie misérable.
Aujourd’hui je suis enfin capable de me sentir heureuse, chose encore impossible il y a encore quelques mois.
Et je le suis. C’est un fait.

Mais j’ai aussi des démons. De ceux qui pourrissent depuis tellement longtemps qu’ils ne peuvent pas disparaître du jour au lendemain. Mais que je trouve la force de combattre jour après jour pour les faire reculer a chaque instant un peu plus.

Sauf que depuis 4 ou 5 jours j’ai arrêté mes AD. Pour une raison débile : j’ai perdu l’ordonnance qui me permettait de renouveler mon stock. Et j’ai mis un peu trop de temps à rappeler mon médecin.

Ce qui devait donc arriver arriva : j’ai fait un mauvais sevrage. Comme une crise de manque. Mes cauchemars sont revenus au galop.

Il ne faut jamais arrêter ces trucs du jour au lendemain sans le suivi et l’accord du médecin. C’est là qu’on prend conscience de l’effet que font ces saloperies à l’organisme. Un effet salutaire souvent mais féroce. Et j’ai vraiment envie d’apprendre à m’en passer.
Je ne veux surtout pas finir comme ma mère, cachetonnée nuit et jour jusqu’à ne plus savoir quelle émotions elle ressent naturellement.

AD

Mon traitement est faible pour le moment. Il m’apporte une aide pour gérer mes angoisses et voir ma vie telle qu’elle est réellement : agréable et passionnante. Me faire un peu plus confiance aussi. Ce qui me fait un bien fou.
Mais je sais aussi que je suis capable de gérer ça sans assistance chimique. En me sortant les doigts du c** et en me bougeant pour mener à bien mes projets fixés. Facile à dire je le conçois..

Aujourd’hui je suis tombée sur ce billet de Vaallos Bavarde qui a beaucoup résonné en moi. L’importance de l’optimisme. Du verre à moitié plein. De tirer le bon de chaque situation, même celles qui nous semblent mauvaise en 1ère lecture.
C’est de ça dont j’ai besoin.

Aujourd’hui je n’en suis pas capable parce que je suis chimiquement déréglée. Du coup je trouve ma vie sans saveur, mes engagements dérisoires, mon boulot fatigant et insupportable, ma personne impossible à gérer. Et je suis submergée par une envie de tout envoyer bouler et de me cacher sous ma couette. Si je devais définir mon état d’esprit à l’instant T ça donnerait : « mmmmpppffffffggrrrrrraaaaamaiseuh ! »

Mais je sais aussi que demain ça ira mieux. Parce qu’en fait la vie est belle. J’ai tout ce qu’il me faut. Je ne manque de rien. Et même si je manque de certaines petites choses, j’ai les cartes en main pour les obtenir.

Je sais que je ne suis pas la seule à ressentir toutes ces émotions paradoxales et déroutantes. Il ne faut surtout pas hésiter à demander de l’aide. Nous nous devons à nous même d’être un minimum serein et heureux. Pour nous et nos familles. Et le plus important : nous devons apprendre à nous faire confiance. Parce que nous sommes des belles personnes !

Soyons nous même tout simplement.. Nos vies ne sont pas toujours à la hauteur des portraits idylliques que nous lisons dans certains blogs, mais nous sommes nous, plein de richesses et de bonheur à revendre..
Le bonheur se vit. Mais pas que chimiquement.

Mes petits trucs pour combattre une crise d’angoisse à la source :

je prends un bain (mon moyen de détente number One !) et je plonge la tete sous l’eau pour écouter juste les batements de mon coeur (et ne pas entendre les cris de Monsieur Bébé qui veut rentrer dans la salle de bain : « é ou mamaaaannnnn !! »)

je regarde une série débile (voir une télé réalité) et je laisse mon cerveau en mode repos

– je mange du chocolat (THE meilleur anti dépresseur)

chocolat

– je fais un groooooos calin à mon bébé d’amour

– je fais un groooooos calin à mon chéri (pas le même genre de calin bien sur.. Le sexe aussi est un puissant anti-depresseur ^^)

je bois un coup avec mes amis les plus proches en refaisant le monde pendant des heures

j’écris

je chante et je danse (faut me voir dans mon salon avec ma brosse en guise de micro. ça éclate Monsieur Bébé)

je me pose confortablement dans mon canapé et je respire calmement en faisant le vide dans ma tête

ça en fait des choses finalement, je vais surement bientôt pouvoir les arrêter ces trucs chimiques…..

Et toi ? Quels sont tes astuces en cas de coup de déprime ?

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13 réflexions au sujet de « Quand les angoisses prennent le dessus… »

  1. contrairement a toi je garde tout pour moi, quand ça va pas j’essaye de faire comme si de rien n’était, je m’enferme dans ma petite bulle, je suis un peu une bombe à retardement… j’ai parfois écris des articles sur mon blog ou je me laissais un peu aller mais sans jamais vraiment me dévoiler car comme tu le dis je suis du genre : « Et parfois on enjolive la réalité, sans excès, comme pour se rassurer sur le bonheur qu’on affiche et auquel on croit. »
    quand ça ne va pas et bien je pleure tout simplement, beaucoup, je peux y passer des heures lol ! je pleure très souvent, ça me permet de decompresser, de me lacher et après ça va bcp mieux 🙂 bisous ma belle, j’espère que ça ira vite mieux ❤

    1. Merci ma bombasse préférée !!
      J’ai tendance à me renfermer aussi quand l’angoisse monte, mais finalement ça m’aide moins que si j’explose un bon coup. Et l’écriture est vraiment un exutoire. Je me sens déjà mieux après avoir écrit ce billet. Comme si partager ça avec les gens m’aidait a m’affronter moi même..

      Mais je suis aussi très heureuse et j’adore ma vie. Je le perds juste un peu de vue quand ces saloperies d’angoisses remontent a la surface (comme aujourd’hui)
      Merci d’être la en tout cas. Cet univers virtuel m’amène beaucoup de jolies rencontres et de jolis moments. ❤

  2. Ton joli billet ma f’ait pleurer, moi c’est mon trip en ce moment, ça permet au corps de se lâcher un peu puis de reprendre goût à la vie.
    Tu es tellement plein de joie et d’énergie que tes coups de blues ont l’air au niveau de ta pêche et ça doit pas être facile à gérer.
    Tu as l’air d’avoir une chouette vie, tu as ton homme et ton petit qui t’aime, c’est énorme !! Continues d’écrire, c’est comme une thérapie
    Je te love, des bécos plein de sel 😉

    1. Merci beaucoup de m’avoir lue !! Je fais tout pour garder le positif a l’esprit. C’est essentiel ! Et quoi de plus beau que mon trésor qui grandit sous mes yeux 🙂

  3. Aaah les séries débiles, je comprends mieux 😉
    En proie à de fortes angoisses, je fais la même chose avec des BD débiles 😀
    C’est fort de raconter les choses comme tu le fais.. Comme tu dis, voici ton exutoire, espérons vraiment qu’il te fasse du bien.
    Ton billet est beau…

  4. Pfiou quel billet! J’espère que ça va mieux quand même!
    Il est vrai que les médicaments aident mais à quel prix….et arriver à s’en passer ensuite il faut de la force et de l’aide! Je te souhaite sincèrement d’y arriver! Je trouve tes remèdes anti-dépresseurs super et efficaces. Ecrire est ce qui m’aide le + (avec les câlins de mes filles et de mon homme (et pas que sexuels! ;)) ).

    J’ai trouvé le passage sur le pourquoi on blogue très juste, au moins pour ma part. Tout ça + le plaisir de partager des choses avec ceux/celles qui me lisent. Et ça fait un bien fou!

    1. Oui le blog est sûrement ma meilleure thérapie. C’est que du bonheur de partager tout ça sans détour. Je suis complètement moi sur ce blog et je ne peux plus m’en passer. Ça plus toutes les rencontres merveilleuses que j’ai fait grâce au blogging.

  5. Je suis désolée de ne répondre à ton article que maintenant. Merci pour le lien.
    Ecrire oui c’est une bonne thérapie, cela m’aide à mettre de l’ordre dans mes idées, d’y voir plus clair, de revenir sur certaines choses, de faire des liens entre des idées.
    Pour moi, les plus forts remèdes anti-déprimes sont :
    – mes enfants, parce que quand ils éclatent de rire c’est une bulle de bonheur, alors tant pis pour eux, je les chatouille beaucoup 😉
    – les livres/les articles qui nourrissent ma réflexion sur le râlage
    – le repos et prendre soin de soi. Il n’est pas toujours facile ni même possible de dégager du temps pour soi ni d’avoir assez de sommeil, et pourtant chez moi le manque de sommeil est la source de beaucoup de mes moments difficiles. C’est pour ça qu’il y a quelques temps j’ai décidé de prendre ça en main et de me forcer à me coucher à une heure fixe et raisonnable. C’est dur de lâcher ce qu’on est en train de faire, surtout quand on a eu peu de temps calme dans la journée, mais c’est le prix à payer pour se lever d’un meilleur pied !

  6. J’ai tapé sur Google les termes « terrassée par l’angoisse » et je suis tombée sur ton blog …. Wow je me reconnais tellement dans ton billet… Sauf que c’est puissance 1000 chez moi… Surtout depuis jeudi dernier où j’ai fait 3 tests de grossesse…. positifs ! A la place d’être heureuse car c’est ce que je voulais, et bien je suis terrassée par l’angoisse qui me réveille la nuit avec des poussées d’adrénaline, quelle horreur! Je n’arrive plus à dormir et je fais tout très vite pour atteindre le moment d’après, pour que ça passe…. Et je peux pas m’empêcher de voir que le côté négatif de ce gros boulversement et je m’en veux!!!! Ça me replonge direct dans ma première grossesse et la détresse de mon premier congé maternité…. J’ai aussi arrêté les médicaments (AD) il y a 1 mois et demi en vue de bb2 qui est arrivé du premier coup … Mais l’angoisse me bouffe trop la vie, comment faire? Je suis perdue et désepérée ! Et quand je pense à l’annoncer à mon travail (j’y suis depuis seulement 9 mois) j’en ai la nausée, j’ai peur de leur réaction…

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