*En famille*

Quand le doute créé la brèche – éducation et sanction

J’ai eu une enfance chaotique, ça tu le sais déjà (ou pas. Mais si tu me lis régulièrement normalement tu le sais. Comment ça non ? Bon bin t’as plus qu’à reprendre le blog depuis le début. Aller zou !) .

On ne peut pas vraiment dire que ma mère était une « douce et gentille maman« .

Depuis que je suis mère moi même je me pose énormément de questions.
Comment réussir à doser les punitions, les remontrances et les sanctions ? Où se situe la limite entre la punition constructive et la punition humiliante ? La seconde peut faire beaucoup de dégâts, mais comment être sur qu’on fait au mieux et qu’on ne bascule pas dans l’humiliation pure ?
Je ne veux surtout pas que mon Bébé ressente tout ce que j’ai pu ressentir étant enfant..

Bref, je me pose un million de questions à la minute.

doute

Monsieur Bébé a 17 mois, il commence à faire pas mal de bêtises, dont certaines qui pourraient le mettre en danger, donc le moment est venu de commencer à vraiment le gronder. Voir même parfois le punir.

Et c’est la que la galère commence pour moi.
J’hésite, je doute, je gronde puis je pleure, je m’énerve inutilement et je m’excuse auprès de mon Bébé de lui avoir fait de la peine.
Oui je sais, pas la peine de me le dire, je suis mal barrée.

Donc souvent je refile le rôle de méchant à son papa. Qui n’est pas vraiment enchanté par ça. Il me dit souvent « je ne veux pas avoir le mauvais rôle en permanence. Tu dois lui poser des limites aussi ».

J’essaie d’être constructive avec Monsieur Bébé et de lui expliquer les choses plutôt que de simplement le disputer. Je ne veux pas crier pour crier. Je ne veux surtout pas l’effrayer. Je ne sais que trop ce que ça fait de grandir dans la peur.

Dernièrement une pédopsy m’a expliqué qu’il était mieux que le doute et l’hésitation soient évités dans l’éducation des enfants.
Ils le sentent et dès que la brèche est saisie, ils s’y infiltrent (sont malines ces petites bêtes). Et là commencent les caprices et les négociations sous forme de crises et de grosses colères.

Elle m’a donc expliqué que le mieux était de réagir à l’instinct. Même si parfois la réaction n’est pas la plus efficace du monde, ni la plus adaptée, au moins l’enfant se sent en sécurité car il ne sent pas le doute s’installer.
Et de toute façon, quel parent est vraiment parfait ?

J’essaye d’appliquer cela au quotidien. Même si des fois je vais crier un peu trop fort, m’énerver un peu trop vite, j’évite de revenir dessus en m’excusant. Au mieux je baisse un peu le ton et j’explique fermement le pourquoi de la dispute.

Jusqu’ici ça marche mieux. Monsieur Bébé essaye toujours de négocier ou de taper du pied (en même temps c’est normal c’est un Bébé donc il teste les limites) mais il sent bien que ça ne sert finalement pas à grand chose d’insister.

Je suis heureuse de cette « révélation« . Je prends un peu plus confiance en moi en tant que maman. Et Monsieur Papa n’endosse plus en permanence le mauvais rôle.

Une maman assurée est quand même bien plus rassurante.

Et toi ? Quel est ton rapport à la punition et aux remontrances ?

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17 réflexions au sujet de « Quand le doute créé la brèche – éducation et sanction »

  1. Je ne connais pas ta situation mais fie toi à ton instinct et je suis assez d’accord avec la pédopsy….moi même j’ai eu une enfance « malheureuse » j’ai du me faire aider et même me séparer de mes parents pendant 10 ans….maintenant je suis plus sereine même si j’ai un reste de mon éducation trop trop rigide….mais il me reste le meilleur je pense j’ai su m’y adapter et me maîtriser 🙂 ! Fais toi confiance et halte au préjugés….

  2. Je pense comme ta psy, j’agis à l’instinct, donc effectivement parfois je crie un peu trop (ma nature….) MAIS je reviens toujours sur les punitions pour être sûre que mes enfants ont compris (à 5 et 7 ans c’est un peu plus facile c’est vrai), et j’explique toujours, par exemple en donnant clairement les conséquences qu’aurait pu avoir tel ou tel comportement sur la sécurité de l’enfant…

    Bref déjà tu t’interroges, c’est bien, après je pense sincèrement que nos enfants s’adaptent et comprennent très bien notre façon de faire 😉

    1. Il est encore petit donc je tâtonne encore. Mais je me dis aussi que ça va se mettre en place au fil du temps.
      Par contre ça m’étonnerait que j’arrête de me poser des millions de questions (ma nature) 😉

      1. On n’arrête jamais je crois!!!!!! XD J’imagine qu’à l’adolescence ça va être « comment garder une certaine complicité et autorité tout en les laissant vivre leurs vies? », ensuite plus grand « comment les laisser devenir adultes correctement? Les aider sans trop en faire? », puis « sont-ils heureux? Comment profiter d’eux sans trop être intrusif? », etc etc..XD

  3. Ma fille a bientôt 17 mois, on essaye différentes « méthodes », parfois c’est la fatigue qui prends le dessus. En général on se mets a sa hauteur et on lui explique pourquoi il ne faut pas faire ce qu’elle a fait. Parfois elle se mets a pleurer parfois ça passe nickel. Je pense aussi que c’est important de donner des limites sans attendre.

  4. Je crois qu’on se posera toujours la question de savoir si on fait bien ou mal par rapport aussi à ce que nous avions imaginés ! Je me rappelle encore de certaines discussion où nous projetions comment nous voulions éduquer et donc « punir »…Et puis oui l’instinct prend souvent (trop?) le dessus…mais au final je me sens droite dans mes bottes et dans ma tête.

    J’ai tendance aussi à m’en vouloir quand je gronde ou crie (mon grand drame de la semaine), il m’arrive de pleurer…alors j’essaye de mettre pluss de mots tout en sachant mettre les barrières et les règles. Et même si je crie, j’essaye de faire prendre conscience à ma grande la raison.

    Et se poser des questions, c’est se remettre en questions, et se remettre en questions, c’est avancer !

    1. Je suis tout à faire d’accord, il est nécessaire de se remettre en question.
      Mais j’aimerai moins douter de moi. Mon fils le sent et il en profite d’une certaine manière.

      J’essaye de rester instinctive et d’expliquer.

  5. moi j’ai été éduquée à coup d’humiliation pour me faire avancer… ça n’a pas marché… mais ça laisse des traces…
    je crie beaucoup et très fort… trop… j’ai peu de patience. je me pose plein de questions, je culpabilise… bref, je suis maman…
    on a vu un psy il y a un peu plus d’un an avec notre grand… moi je posais trop de limites (j’étais la méchante) et l’homme était le gentil… la psy nous a dit à peu près la même chose que ta pédopsy… bon, on y est allé plusieurs fois, alors elle a dit plus… mais trop long à expliquer… en tout cas, ça permis de réajuster certaines choses à la maison… 🙂

  6. Coucou, et bien comme toi j’ai du mal à connaître le juste milieu, j’ai du mal à crier sur mes enfants, j’ai peur de les vexer, les décevoir. Je sais que ce n’est pas bien, mais c’est plus fort que moi. Je me force à punir, mais quand j’entends leur pleurs, je ne peux m’empêcher de verser une larme. C’est vraiment dure d’éduquer comme il faut son enfant.. Heureusement avec le temps j’y arrive, je n’ai plus le choix, elle a compris que je suis faible face à ça, je suis donc maintenant OBLIGÉE d’être plus sévère pour éviter le pire…

  7. Je me pose le même genre de questions en ce moment… Voilabébé devient capricieux, jusqu’à quel point sévir ? Je tente de garder mon sang-froid mais si jamais j’explose, j’essaie de ne pas m’en vouloir. Puisque je l’aime, que je veux le meilleur pour lui, je pars du principe que, si je perds mon sang-froid, c’est qu’il y a une raison… Ca rejoint ce que tu dis à propos de l’instinct jai l’impression. C’est peut-être con mais j’ai pas trouvé mieux 😉

  8. On se pose les mêmes questions au même moment ! J’en avais déjà parlé ici si tu veux mon avis http://www.talonshautsetpetitspots.com/?p=799. Je ne pense pas qu’il existe de vérité vraie… Donc le feeling me semble pas mal. Perso il y a des jours où je prends le temps de bien expliquer et punir, d’autres où je fai s semblant de pas voir. En fonction de l’humeur… Sinon je passerais mes journees à gronder. Le plus dur c’est de ne pas hausser la voix !

  9. On doute toujours de toutes façons, sinon on ne pourrait pas s’améliorer. Mais il est clair qu’il vaut mieux que les enfants nous voient sûres de nous, pour eux-mêmes être en confiance. A chaque âge ses misères ! Ca évolue tellement vite et il y a des périodes où ils ne font pas de bêtises et d’autres où ils ne font que ça!

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