*Engagements*

Droit de réponse

Je ne peux pas m’empêcher de réagir. Un peu trop vivement parfois. En tout cas trop passionnément.

Mais comment garder son calme face à de telles aberrations ?

Qui sont ces gens et quels sont leurs réseaux ? (non là je m’égare)

Je suis désolée. Je suis ainsi.

Je ne comprends pas la haine, ni la violence, ni l’intolérance, ni les jugements à l’emporte pièce.

Voir tourner en boucle des arguments tels que « ces gens là méritent de crever », « rétablissons la peine de mort », « donnons l’exemple, ça videra les prisons et ça allègera nos impots ».

Mais putain de merde ! (oups désolée ça m’a echappé)

Comment pouvons nous parler ainsi ?

On critique ouvertement les pays qui pratiquent la peine de mort pour tout et n’importe quoi (dans certains pays l’homosexualité est passible de la peine de mort je tiens à le rappeler), on critique ceux où le port d’armes est banal voir normal.

Je comprends l’argument affectif du « si on touche un cheveu de mon enfant, je tue la personne de mes propres mains ». Je le comprends et le partage même. Mais ceci est dicté par l’affect.

La peine capitale ne peut pas être appliquée juste par la voie de l’affect. C’est humainement impossible.

Comment établir les degrés de gravité ?

 

Et surtout posez vous une question simple : si un jour votre enfant dérape et qu’il se voit condamner à mort, trouverez vous la justice juste à ce moment là ? La soutiendrez vous coute que coute ? Je ne pense pas, car là encore l’affect est partie prenante.

Si ce n’est pas déjà fait, lisez « le pull over rouge » ou l’histoire de la dernière condamnation à mort en France, sur laquelle plane encore le doute de l’injustice.

J’ai dans mon entourage des gens qui ont un jour dérapé. Ils n’ont pas tué non, mais leur comportement a forcément à un moment donné ou à un autre blessé quelqu’un. Merite t il d’être abattus d’une balle dans le dos ou d’une injection ? Je ne le pense pas.

 

On voit la vie de son propre angle de vue (normal me direz vous), mais on juge sans savoir, sans connaître, en se contentant du peu d’élément que les médias nous donne en quelques lignes dans un journal, en 140 caractères sur les réseaux sociaux ou en quelques images choc à la télé.

N’avez vous pas l’impression parfois d’être les dindons de la farce ?

Je ne défends pas les méchants, je sais que tout n’est pas manicchéen, ni tout noir ou tout blanc, mais apprenons à doser et nuancer nos propos.

Comme me l’a si justement dit un contact sur un réseau social l’autre jour : « ce n’est pas ceux qui crient le plus fort qui sont les plus humains ».

Et ce n’est pas en tapant comme des forcenés sur les autres que le monde ira mieux.

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6 réflexions au sujet de « Droit de réponse »

  1. Je n’ai pas réagi ouvertement pour ma part mais j’ai coupé twitter hier : j’étais scandalisée des réactions des « bons parents » de ma TL, qui utilisaient des mots horribles pour décrire ce qui s’est passé, se hissant sur leur piédestal de bienpensance. Mais qui sont-ils tous ces gens pour juger sans être juges et sans procès. Les faits divers passionnent les gens parce qu’ils leur permettent de se sentir supérieurs, de bons parents, de bonnes épouses… La longue marche vers la démocratie nous a amené à intégrer progressivement l’idée de circonstances atténuantes dans le procès. Je ne dis pas que qui que ce soit pourrait en bénéficier dans l’affaire récente, mais de toute façon, ce n’est ni à moi d’en juger, ni à la vindicte populaire.

  2. Je partage ton point de vue.
    Après chaque faits divers, mon coeur de maman est troublé… qu’est-ce que qui pousse les gens à agir de la sorte ?
    Je me dis qu’ils devaient être bien mal pour en arriver là où ils sont.
    J’évite un maximum de regarder ou lire ce genre de nouvelles qui pour moi n’amènent rien de bien dans mon quotidien.

  3. Ah les médias et ce qu’ils veulent bien nous dire….juger sur peu mais surtout juger sur rien vu que de là où nous sommes nous ne savons rien, ni de ce qui s’est réellement passé ni le pourquoi, nous n’étions pas à la place des gens, nous n’avons rien vu.
    Cependant parfois je reste interrogative sur les faits que l’on peut lire ou voire, me demandant comment les gens ont bien pu en arriver là…

  4. Je partage également votre point de vue, et dans ce cas là précisément je me raccroche à ma croyance qu’on n’explique pas aux gens qu’il ne faut pas tuer en tuant, tout comme je trouve débile de frapper les enfants qui frappent! On n’apprend rien par les coups, et la vengeance ne résout rien.

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